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Monnaies et archéologie

La découverte de pièces de monnaie, isolées ou regroupées, est toujours d’un grand intérêt pour les archéologues.

La première raison tient à l’information chronologique offerte par la monnaie. Lorsqu’elle est retrouvée avec d’autres vestiges, dans un remblai par exemple, nous en déduisons que la constitution de ce remblai ne peut être antérieur à la date d’émission de cette monnaie. Les archéologues parlent de terminus postquem (TPQ), expression latine signifiant « date après laquelle ».

Plus le nombre de monnaies est important, plus la datation peut être précise. Ainsi, quand est mis au jour un trésor monétaire associant un grand nombre de pièces, la date de son enfouissement est donnée par la, ou les monnaies les plus récentes. Dès lors, sa dissimulation peut être mise en relation avec un évènement historique comme, pour l’Antiquité, les invasions barbares.

Enfin, lorsqu’elle représente une offrande, la monnaie est révélatrice de gestes et de pratiques liés aux croyances ou aux religions. « L’obole », pièce déposée avec les restes des défunts dans les nécropoles antiques, était destinée à payer le batelier Charon qui faisait traverser le Styx, fl euve des Enfers, à l’âme des morts.

Découverte d’une monnaie dans une couche archéologique, un bronze de Constance (337-361), premier indice chronologique (prospection et cliché GAM).

Antoninien de Caracalla. Cette monnaie se trouvait dans un remblai qui recouvrait des restes de chevaux (fouille du parking Rambuteau à Mâcon, AFAN 1995).

Ossements de chevaux gallo-romains associés à une sépulture d’enfant déposée dans une tuile. Ces dépôts ont été datés du IIe s., antérieurs au règne de Caracalla (fouille du parking Rambuteau à Mâcon, AFAN 1995).

Pot en céramique servant de vase à offrande. Il contenait trois monnaies brulées. Elles devaient accompagner le corps d’un défunt au cours d’une
cérémonie de crémation, la plus ancienne de 49 av. notre ère, la plus récente de 41-42 (fouille de la Maisonnée à Mâcon, AFAN 1991).

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