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Monnaies du Haut Moyen Âge (Mâcon et les ateliers proches)

Durant la période gallo-romaine (de 52 av. notre ère à 450), la frappe des monnaies est assurée par les ateliers impériaux. Le plus proche de Mâcon se situe à Lyon. À la chute de l’Empire romain, ces ateliers cessent d’émettre.

Mâcon - Petit bronze burgonde (Photo Benoît Mahuet - Musées de Mâcon)

Mâcon – Petit bronze burgonde (Photo Benoît Mahuet – Musées de Mâcon)

Pour cette période, les recherches archéologiques mâconnaises ont révélé la circulation sur le territoire de petites monnaies de bronze, de médiocre qualité, imitations des dernières monnaies de l’Empire. Les études des spécialistes ont abouti à la conclusion qu’il s’agissait d’un monnayage autonome, c’est-à-dire de monnaies frappées localement pour les besoins de la cité. À ce moment de son histoire, Mâcon est intégré au royaume des Burgondes qui, profitant de la désagrégation de l’Empire romain, ont conquis un territoire qui s’étendait de la Bourgogne à la Provence. Ces premières monnaies de Mâcon ont ainsi été baptisées « burgondes ».

Après la victoire des fils de Clovis sur les Burgondes en 534, Mâcon entre dans le royaume des Francs.

Tremissis ou tiers de sou (collection du musée des Beaux-Arts de Lyon (inv. MonMer 177))

Tremissis ou tiers de sou (collection du musée des Beaux-Arts de Lyon (inv. MonMer 177))

Durant l’époque mérovingienne, les Mâconnais frappent des monnaies d’or, tels ces tremisses, aujourd’hui conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon. À cette période apparaît le nom des monétaires sur les revers. La légende «Joseph» inscrite sur la pièce présentée dans ce catalogue, atteste de l’ancienneté d’une présence juive à Mâcon.

Avers : buste stylisé à droite, légende « MATASCONE » (traduction : « Mâcon »).
Revers : croix latine sur un globe et chiffre VIII, légende « IVSE FACITΔE [SELETAS] » (traduction : « Joseph (monétaire) a fait (la monnaie), (valeur) 8 siliques »).

Ces deux types de monnaies ne relèvent pas de créations. Ils reprennent des modèles de la fin de l’Empire romain, en particulier du règne de Valentinien III (425-455) : l’avers présente le buste de l’empereur et le revers, une croix.

Mâcon - Denier de Lothaire (954-986) - (Photo Benoît Mahuet - Musées de Mâcon)

Mâcon – Denier de Lothaire (954-986) – (Photo Benoît Mahuet – Musées de Mâcon)

À partir de la période carolingienne, le modèle qui subsiste et qui est majoritairement diffusé sur l’ensemble du territoire est celui du denier d’argent. Il est calqué sur le « denarius », le denier romain.

De nombreux ateliers dans le royaume produisent alors ces pièces, dont Mâcon et Cluny.

À Tours, on frappe le célèbre « denier tournois ».

 

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